Wednesday, September 27, 2006

Lu dans le monde

Les anciens combattants de l'armée française originaires des anciennes colonies d'Afrique et d'Asie vont percevoir les mêmes pensions que leurs frères d'armes français, a anoncé, mercredi 27 septembre, le gouvernement. "Il n'y aura plus de différence, dans ces deux prestations que sont la retraite des combattants et la pension d'invalidité, entre les ressortissants de ces pays et les nationaux français", a déclaré le ministre délégué aux anciens combattants, Hamlaoui Mékachéra. "Nous passons de l'équité à l'égalité", a-t-il ajouté dans la cour de l'Elysée, à la sortie du conseil des ministres. "Ils percevront exactement en euros ce que perçoivent les nationaux français", a-t-il ajouté. Cette revalorisation des pensions prendra effet dès 2007, pour un coût global de 110 millions d'euros par an. Interrogé sur un rattrapage dans le versement des pensions, gelées depuis 1959, par une décision du gouvernement de Charles de Gaulle au moment de la décolonisation, M. Mékachéra a affirmé que "ce n'est pas d'actualité pour l'instant". Cette revalorisation concerne les "prestations de sang", c'est-à-dire les pensions de retraite du combattant et les pensions d'invalidité de personnes originaires de plus de vingt pays. Aujourd'hui, selon le Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés), les anciens combattants étrangers reçoivent, "dans le meilleur des cas, 30 % de la somme versée à leurs anciens collègues français". En 2001, le Conseil d'Etat a jugé cette disposition contraire à la Convention européenne des droits de l'homme et, en 2002, le gouvernement a décidé de "décristalliser" partiellement ces pensions. Mais il a opté non pas pour l'égalité avec les anciens combattants français mais pour l'équité, avec un paiement calculé en fonction du niveau de vie de chaque pays. M. Mékachéra, à qui l'on demandait pourquoi cette revalorisation intervenait "si tard", a répondu que "pendant quarante-cinq ans, ce dossier n'a été traité par personne". "Aucun gouvernement n'a mis le moindre centime et n'a pris la moindre initiative. C'est le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin et celui de Dominique de Villepin qui ont ouvert ce dossier et apporté des solutions"."Moi, j'en suis fier et heureux", a ajouté le ministre, dont le père, né en Algérie, est mort au combat, sous l'uniforme de l'armée française, pendant la première guerre mondiale. L'annonce de cette mesure coïncide avec la sortie en France du film Indigènes, qui aborde le rôle des soldats maghrébins engagés dans l'armée française durant la seconde guerre mondiale. Voir sur mon autre blog un article sur le film indigènes.

1 comment:

Baptiste said...

T'as fait un copié/collé ou je rêve?